CULTURE SUD : 4ème FESTIVAL DU CINÉMA BRÉSILIEN DE PARIS
du 3 au 9 avril 2002
Au cinéma l’Arlequin
(76, rue de Rennes – 75006 Paris).



Depuis quelques années, la "renaissance" du cinéma brésilien est un fait acquis. La nouvelle production, soutenue par un dispositif d'aide gouvernemental, se caractérise par une grande diversité, thématique et esthétique.
La sélection du 4ème Festival du Cinéma brésilien de Paris est le reflet de cette diversité, à découvrir, à l'Arlequin du 3 au 9 avril.
Elle comprend des fictions et des documentaires : elle aborde des thèmes historiques ou de sociétés et suit l’évolution du cinéma et l’apparition de nouvelles technologies. De nombreuses animations accompagneront le Festival : débats, exposition, concerts.
====================
Les films en compétition
====================
LAVOURA ARCAICA (A LA GAUCHE DU PERE), de Luiz Fernando Carvalho, 2001, 171 min, fiction.
Transposition du roman de l’écrivain brésilien Raduan Nassar, À la gauche du père illustre le thème du retour du fils prodigue.
L’histoire se déroule dans l’univers d’une famille d’immigrants libanais installée dans l’intérieur du Brésil. André quitte la maison. Pedro, son frère aîné, doit le ramener au sein de la famille. Le dialogue des deux frères nous éclaire sur les raisons de la fuite d’André.
Le film porte à l’écran avec une forte intensité visuelle, des thèmes complexes comme l’amour, l’inceste et les conflits familiaux. Un drame tragique sur l’éternel conflit entre tradition et liberté.
Luiz Fernando Carvalho
Il a étudié la littérature et l’architecture. Cinéaste et metteur en scène de télévision, il a réalisé son premier film en 1986, le court-métrage A espera , prix du meilleur film au 34è Festival de San Sebastian, en Espagne. Dans les années 90, il réalise des programmes pour la télévision et des feuilletons et est considéré comme l’un des réalisateurs les plus créatifs et innovateurs de la télévision. Á la gauche du père est son premier long métrage. Il connaît un grand succès auprès du public et a reçu plusieurs récompenses au Brésil et à l’étranger.
BUFO & SPALLANZANI (BUFO & SPALLANZANI), de Flavio Tambellini, 2001, 90min, fiction.
Adaptation du roman noir de Rubem Fonseca, Bufo & Sapallanzani raconte les aventures et mésaventures d’Ivan Canabrava, alias Gustavo Flávio, à deux époques de sa vie.
Ivan Canabrava est marié et travaille chez un assureur.
Son obsession à vouloir dévoiler une affaire de fraude dans l’entreprise lui coûte son emploi, sa compagne et presque sa vie. Gustavo Flávio, quant à lui, est un écrivain à succès qui vit isolé dans une auberge de montagne. Mais un crime va réveiller son passé et ses obsessions…
Flávio R. Tambellini
Diplôme en économie et en sociologie. Il a réalisé des documentaires et Tim Maia (1987), un court-métrage irrévérencieux sur une des figures les plus populaires de la musique brésilienne. Il a été assistant de direction sur Gabriela, de Bruno Barreto, et sur Le baiser de la femme araignée, de Hector Babenco, ainsi que directeur de production de Eu sei que vou te amar, de Arnaldo Jabor. Il est l’un des producteurs les plus actifs du cinéma brésilien et a produit, entre autres, Terre Lointaine, de Walter Salles, Eu, tu, eles, de Andrucha Waddington et Orfeu, de Carlos Diegues. Bufo e Sapallanzani est son premier long-métrage, fruit de 20 ans d’expérience cinématographique. Il produit actuellement Carandiru, le nouveau film d’Hector Babenco.
CARAMURU, A INVENÇÃO DO BRASIL (CARAMURU L'INVENTION DU BRESIL), de Guel Arraes, 2001, 88min, fiction.
Caramuru restitue avec humour l’une des plus anciennes légendes populaires brésiliennes : le mariage de Caramuru et de Paraguaçu, avec en toile de fond le paradis tropical qu’était le Brésil au temps de sa découverte.
Diogo Alvares, peintre portugais, est envoyé aux galères pour avoir volé des cartes géographiques. À la suite d’un naufrage, il se retrouve sur une plage du Brésil où il rencontre la belle Indienne Paraguaçu. Diogo, rebaptisé Caramuru par les Indiens Tupinambas, va vivre une histoire d’amour triangulaire avec Paraguaçu et sa sœur Moema. La rencontre de ces deux mondes sera à l’origine de la formation d’un peuple, le peuple brésilien.
Guel Arraes
Directeur et scénariste de télévision. Il travaille pour la Télévision Globo depuis 1981, où il a été responsable de la création de programmes qui ont beaucoup renouvelé la télévision brésilienne. Auto da Compadecida (2000) est son premier film. Adapté d’un téléfilm réalisé sur pellicule, il a bénéficié d’un nouveau montage pour sa sortie en salle et a été vu par plus de deux millions de spectateurs, prenant ainsi la tête du box office.
Caramuru – L’invention du Brésil est le premier film à avoir été tourné au Brésil avec le système d'image à haute définition – HDTV. Il a été conçu pour la télévision en commémoration des " 500 ans de la découverte du Brésil ", puis porté sur grand écran. Ce film signe les dix ans de collaboration entre deux grands créateurs de l’audiovisuel, Guel Arraes et Jorge Furtado.
COPACABANA, de Carla Camurati, 2001, 110min, fiction.
Voyage dans les rues du fameux quartier de Copacabana, à travers les souvenirs du photographe Alberto.
Il habite le quartier depuis son enfance et fête son 90è anniversaire en compagnie de ses vieux amis. Arrivant à la fin de sa vie, Alberto se rappelle ses moments les plus heureux, liés à l’âge d’Or de Copacabana. Un film sur les joies du souvenir et sur le plaisir de vivre à Copacabana.
Carla Carmurati
Elle commence sa carrière en tant qu’actrice et réalise son premier court-métrage en 1988. Son premier long-métrage, Carlota Joaquina , a princesa do Brasil , marque la reprise du cinéma brésilien en 1996. Mis en scène, produit et distribué par ses soins dans une période de crise du cinéma brésilien, il a battu des records d’entrées au Brésil et a été vu par plus d’un million et demi de spectateurs. Copacabana est le troisième long-métrage de Carla Camurati.
DOMESTICAS, O FILME de Fernando Meirelles et de Nando Olival, 2001, 90min, fiction.
Basée sur la pièce à succès de Renata Mello, " Domésticas " présente l'univers des employées de maison au Brésil.
Ces femmes qui nettoient, rangent et préparent les repas chez les autres sont les protagonistes de ce film. Elles ont chacune leur histoire et leurs rêves. Toutes sont domestiques dans la " Grande São Paulo ".
Fernando Meirelles
Diplômé en architecture. Il réalise des vidéos expérimentales et des programmes pour la télévision depuis le début des années 1980. Dans les années 90, il a réalisé de nombreux spots publicitaires à la tête de "O2 filmes", l’une des plus grandes et des plus primées maisons de production de publicité du Brésil. En 1997, il a co-réalisé son premier film, O menino maluquinho – A aventura. Domésticas est le second long-métrage dont il signe la co-réalisation. Il finalise actuellement son prochain film, Cidade de Deus.
Nando Olival
Diplômé de Cinéma. Il a réalisé plus de 300 spots publicitaires et a reçu les plus importantes récompenses au Brésil et à l’étranger, dont un Lion à Cannes, un Clio à New York ainsi que plusieurs prix de la FIAP. En 1997, il signe son premier court-métrage, Um dia e logo depois um outro, prix de la meilleure mise en scène au Festival de Brasilia en 1997. Domésticas est son premier long-métrage. Il travaille actuellement sur Love story motel.
Soutenez notre action :
ABONNEZ-VOUS AU MAGAZINE VOX LATINA