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L’ANTHROPOLOGIE GANGLIONNAIRE, UN PSYCHOVIRUS DEMASQUÉ - Par le Pr Mariela Szirko
Méditerranée, Francophonie, Mondialisation : Visions d'avenir, par Philippe Séguin
Document LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (I à VIII), par Charles-Xavier Durand
Les Cinq Soleils du Mexique, par Carlos FUENTES
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (VIII et fin)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (VII)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (VI)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (V)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (IV)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (III)
LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (II)
Pour une citoyenneté francophone, par Stélio Farandjis
Latinité et prospective, par Candido Mendès
"Démocratiser la mondialisation", par B. Boutros-Ghali, SG de l'OIF
Le partenariat euroméditerranéen, par H. Abouyoub, Ambassadeur du Maroc en France
"Marseille doit être à la Méditerranée ce que Strasbourg est à l'Europe", par J.-C.Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille
Une affaire d’état... parlementaire
L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, au service de la Démocratie
La diversité culturelle, par Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales du Québec
La latinité, un facteur de cohésion internationale. Par Geraldo CAVALCANTI, SG de l'Union Latine (1998-2000)
Le souverainisme des Québécois
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LE FRANçAIS, UNE LANGUE POUR LA SCIENCE (V)
Ainsi, Maurice Allais ne reçut le prix Nobel d'économie que très tardivement (en 1988) car tout son travail présenta au jury le problème d'avoir été publié en français. Toutefois, Maurice Allais n'obtint le prix que sur la proposition de Gérard Debreu, son propre élève, qui avait obtenu le prix cinq ans auparavant. Debreu avait poursuivi ses recherches dans les directions fixées par Allais plusieurs années auparavant !
C'est ainsi que les scientifiques anglo-saxons décident, avec la bénédiction des autres pays industrialisés, qui doit être célèbre, dans le domaine de la recherche, et qui ne l'est pas. Comme on l'a vu précédemment, le monde scientifique anglo-américain, qui se retrouve dans l'unique position d'acteur et de jury s'arroge, bien entendu, le premier prix dans tous les cas. Bien sûr, cela ne passe pas inaperçu.
Michael Harrison, qui est professeur à l'université de Californie à Berkeley en parlait déjà dans son livre " The Technology War ", publié en 1987 [9]. Cela a pour effet fâcheux de focaliser l'attention du monde scientifique sur les États-Unis et, dans une moindre mesure, sur la fraction du monde industrialisé pour lequel la recherche et l'innovation sont d'importance capitale.
Kevin Phillips, qui est un observateur politique et un journaliste très respecté sur la scène américaine déclare que, bien souvent, les compagnies américaines fabriquant des produits à très haute valeur ajoutée décrochent les contrats internationaux, non pas à cause d'une technologie supérieure à celle de la concurrence, mais parce que les clients ont souvent l'impression, par habitude, que les produits américains seront automatiquement plus perfectionnés, plus fiables et plus performants que ceux de leurs concurrents [11], car ils sont tout simplement américains...
Les ingénieurs et les représentants commerciaux de Thomson, Airbus, Dassault et de l'Aérospatiale sont en mesure de fournir maints exemples récents pour illustrer les propos de Phillips.
La crédibilité dont jouissent les chercheurs anglo-américains relève du même phénomène. On a pu le voir avec les charlatans qui prétendaient avoir accompli la " fusion à froid de l'hydrogène " en 1989. Cet exemple est loin d'être unique.
Le programme de recherche sur la " guerre des étoiles ", lancé en 84 par Ronald Reagan, était de la même veine ainsi que ceux sur l’intelligence artificielle dont les promoteurs déclaraient, il y a quelques années à peine, qu'il serait aujourd'hui possible de construire des ordinateurs qui pourraient penser et apprendre par eux-mêmes ! Le phénomène s’est amplifié au point que l’on peut le qualifier de fraude délibérée.
Par exemple, au début d’avril 2000, la société américaine de biotechniques Celera Genomics, créée par Craig Venter, faisait savoir qu’elle avait établi une première séquence complète des gènes d’un être humain. Trois mois plus tard, on apprenait une deuxième fois que le séquençage était achevé, cette fois par les chercheurs d’un consortium public à dominante américano-britannique, dirigé par Francis Collins. Conférence télévisée à la Maison-Blanche, avec roulements de tambour et poignées de main de Bill Clinton aux chercheurs.
La nouvelle fit le tour du monde, et l’on put lire partout dans la grande presse que le génome humain était enfin décrypté. Par la suite, les spécialistes découvrirent que le génome avait était si bien décrypté que le décryptage effectif demanderait encore des années de travail [20]… Quant à la séquence de Venter, la première annoncée, elle n’était toujours pas publiée à la fin de l’été, du fait des impératifs du secret industriel…
La presse ne dénonça pourtant pas la supercherie de ces annonces et seuls des ouvrages spécialisés la mentionnent ! Malgré cela, la crédibilité des chercheurs anglo-américains semble toujours intacte, conséquence lointaine mais bien réelle, du rôle que le monde continue de conférer à l’anglais dans l'édition scientifique ! En dépit de ce que nous avons vu, le monde industrialisé espère toujours que les chercheurs anglo-américains vont continuer à les faire rêver.
Il existe d'autres conséquences, plus graves et qui ont fait l'objet de plusieurs litiges dont le plus célèbre est certainement celui de l'affaire Montagnier/Gallo à propos de la découverte du virus du SIDA.
Lorsqu'un chercheur envoie un article à une revue américaine ou anglaise, l'article est lu par un " éminent " spécialiste qui est chargé d'en évaluer le contenu et de déterminer s'il doit être publié. Ce dernier se trouve ainsi dans la situation du spéculateur à qui l'on confierait des informations privilégiées sur les compagnies dont on peut acheter ou vendre des parts en bourse ! Le délit d'initié est répréhensible dans la mesure où l'information est obtenue de manière illégale. Dans le cas des publications scientifiques, l'information est obtenue alors qu'elle n'est même pas sollicitée !
L'affaire Montagnier/Gallo a révélé le " bout de l'iceberg " dans la mesure où, dans la plupart des cas, aucune poursuite n'est envisageable, du fait que les preuves de culpabilité sont impossibles à établir. En 1983, l'équipe de Luc Montagnier envoya un article à la revue américaine " Science " dans laquelle était annoncée la découverte d'un rétrovirus soupçonné d'être l'agent pathogène du SIDA. Cette article fut lu et évalué par Robert Gallo, qui reçut de l'Institut Pasteur divers échantillons envoyés le 23 septembre 83, par Luc Montagnier.
La suite est connue du grand public. Pendant longtemps, l'école dominante en matière de rétro-virologie humaine, c'est-à-dire celle dirigée par Gallo, fit tout pour minimiser les travaux de l'équipe française. " Cette attitude devait peser très lourd sur l'opinion de la communauté scientifique internationale, y compris en France ", déclara M. Maxime Schwartz, directeur de l'Institut Pasteur (Le Monde, 30 décembre 1992, p. 30).
En plus de leurs autres activités, ACM et IEEE sont des éditeurs américains d'un certain nombre de périodiques de très bonne réputation, qui publient certains des meilleurs articles dans le domaine de l'informatique et de l'électronique de pointe. Bien entendu, les équipes éditoriales qui reçoivent des articles non sollicités demandent à un certain nombre de spécialistes de les évaluer. Un professeur travaillant pour une université américaine très réputée, et qui est très souvent sollicité par ces éditeurs pour donner son avis sur d’éventuelles publications, nous confia les propos qui suivent, qui nous permettent de comprendre, entre autres, pourquoi il a souhaité rester dans l’anonymat :
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