La première d'entre elles est « la communication », qui tente d'expliquer le sens de la guerre afin de convaincre l'opinion. Puis « l'argumentation », qui constitue une partie de la « rhétorique » ou l'art de convaincre par la parole. En finalité, « elle permet la libre adhésion en s'appuyant sur la raison ».
Si ces démarches sont insuffisantes, « la persuasion » peut être engagée.
Cette méthode, selon le général Francart, « entretient fondamentalement un rapport avec la manipulation. Elle s'ingère dans l'autonomie de la conscience.
Persuader consiste à faire faire quelque chose à quelqu'un de son plein gré. La persuasion recherche donc plus un changement de comportement qu'un changement d'attitude ».
Plus « dure » encore, la « mystification, qui concerne les actions destinées à fausser le sens de l'adversaire ».
Pour cela, plusieurs moyens sont souvent employés : l'intoxication, «arme psychologique par excellence, selon ce spécialiste, qui consiste à affaiblir le sens critique des décideurs ; la « désinformation » bien sûr, qui vise d'abord le grand public, mais aussi en cas de conflit, où elle intervient au niveau politico-stratégique, en opérant à chaque maillon de la chaîne de l'information.
Autre technique offensive dans la guerre de l'information, le «stratagème».
«C'est un piège, commente le général, que l'on tend à l'adversaire. Il n'est pas uniquement fondé sur la tromperie, il est avant tout le fruit d'une bonne connaissance de la manière de penser et d'agir de l'adversaire.
Il se sert de l'habitude, de la crainte, de l'orgueil, de la crédulité, de la doctrine, des méthodes de l'adversaire, bref de ses sentiments, de sa rationalité, de sa volonté, pour le conduire à de fausses manœuvres ».
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L’Europe a décidé de réagir contre la suprématie américaine des brevets
Afin de protéger leurs innovateurs, la commission européenne va proposer un projet de règlement portant sur la création d’un brevet communautaire.
Si un premier projet de la sorte avait été lancé déjà en 1975 sans jamais être ratifié par l’ensemble des pays concernés afin de protéger leur « souveraineté », il semble bien cette fois-ci que le projet soit sur de bons rails.
Au secrétariat d’état à l’Industrie comme au ministère de la Recherche, l’optimisme est de mise. L’enjeu est en effet capital, entre les Européens et les USA, il s’agit du leadership technologique dans la course à l’innovation.
Cette nouvelle offensive des Européens coïncide avec une réforme de l’Office des Brevets Européens (OEB) regroupant dix neuf pays, et qui veut simplifier les procédures de brevets mais surtout le coût des brevets qui demeurent en moyenne trois fois plus chers qu’aux USA.
L’autre volet de la réforme envisagé, sans doute le plus décisif, consisterait à créer une juridiction européenne unique pour régler les litiges, et organiser à terme une harmonisation des jurisprudences européennes.
Un objectif désormais revendiqué par la commission de Bruxelles.